Rocketman (2019) – Dexter Fletcher

Rocket Man, l’histoire d’un astronaute qui part seul dans l’espace loin de sa famille, racontée par Ray Bradbury. Puis chantée par Elton John.

Entrée littéralement diabolique d’un Elton John bien décidé à confesser ses « nombreux pêchés » à un groupe de soutien sorti de nulle part, ce qui mène à se demander si ces échanges guidant le récit ne seraient pas imaginaires. Le ton est donné : une aventure cinématographique tourbillonnante nous attend.

« Based on a true fantasy », que l’on peut lire sur l’affiche, résume assez bien l’esprit du film. De par sa qualité de comédie musicale, et son protagoniste riche en fantaisie, les tableaux dépeints sont parfois fantasmagoriques, proches de rêves voire de cauchemars, magiques et métaphoriques. Une façon délicate de montrer ouvertement les pêchés confessés ; et d’assumer fièrement de s’éloigner d’un biopic conforme à l’exacte réalité pour se rapprocher du conte musical.

Il semblerait que les astres voulaient réunir les deux talents que sont Elton John et Taron Egerton. Le jeune acteur britannique prête d’abord sa voix au gorille Johnny dans Tous en Scène (2016) pour chanter… I’m Still Standing ! Puis en 2017 les deux hommes se croisent dans le second volet de Kingsman. Et enfin, la fusion en 2019 pour Rocketman.

Taron Egerton n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai en matière de biopic avec Eddie The Eagle (dirigé par Dexter Fletcher) et Robin des Bois (ah bon ce n’est pas un biopic ?) ainsi que des histoires vraies avec Mémoires de Jeunesse, Legend et Billionaire Boys Club. Il nous offre ici une performance plus que complète car en plus de son interprétation très convaincante du chanteur, il prête sa voix au personnage sur toute la bande originale du film et se fend même de quelques pas de danse. Il se glisse aussi dans près de 100 costumes, éléments phares du film, réinterprétés par Julian Day qui nous offre un joli clin d’œil au Magicien d’Oz sur Goodbye Yellow Brick Road (chanson faisant déjà référence au film) avec un chapeau de paille, une chemise argentée, un manteau en (fausse) fourrure et bien évidemment des souliers rubis.

En plus de partager le même costumier, Rocketman et le film Bohemian Rhapsody ont en commun John Reid, personnage exécrable dans les deux histoires, mais surtout Dexter Fletcher aka le réalisateur. Oui, après quelques déboires sur le partage de la réalisation du biopic sur Freddy Mercury, Dexter Fletcher prend intégralement les commandes de Rocketman et nous montre l’étendue de son talent.

Rocketman fait parti de ces films que l’on aimerait à la fois partager avec le monde entier et garder rien que pour soi comme un précieux bijou. Une tornade de couleurs, de costumes, de chansons et d’émotions à la réalisation folle portée par un Taron Egerton éblouissant.

Elton John, producteur du film, consulté pour quelques détails scénaristiques, laissa le soin à son mari David Furnish de superviser le tournage du film. Une aventure portée par le génie fantasque d’Elton « Hercules » John.

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