The Curse – Marie Rutkoski

SYNOPSIS


Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la « malédiction du vainqueur » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

couv55978731.jpg
The Curse
Marie Rutkoski
Lumen
464 pages
15 €

MON AVIS


Kestrel et Arin. Valorienne et Herrani. Elle, Fille du Général conquérant et lui, esclave. Tout les oppose mais leurs destins vont être étroitement liés. Leur rencontre pleine d’originalité accroche le lecteur dès le premier chapitre. Une entrée en matière réussie.

Puis sur un rythme plus lent mais agréable à suivre, les règles d’un nouvel univers s’imposent à travers une découpe presque cinématographique des chapitres.
Les bribes de coutumes des Herranis et des Valoriens qui les oppressent, parsemées au fil de l’histoire, nous immergent habilement. Malheureusement, le passage d’une langue à l’autre dans les dialogues n’est pas très clair, puisque déjà traduits, on ne sait pas toujours dans quel dialecte les personnages s’expriment, ce qui a une légère incidence sur les débuts du récit. Enfin, une carte de ce monde inconnu manque cruellement à l’édition, mais fera son apparition dans le tome suivant !

Un style d’écriture simple avec de jolies phrases imagées. Une avancée douce et adéquate pour relater l’évolution de la relation entre les deux protagonistes. L’auteure donne une double dimension à son roman en comparant les sentiments de Arin sur l’environnement qui jadis lui appartenait et le ressenti de Kestrel sur l’oppression qu’exerce son peuple sur les Herranis.

Une intrigue qui s’installe donc tout doucement en laissant au premier plan la relation entre Kestrel et Arin pour terminer sur une fin de roman ouverte à des problématiques plus politiques et stratégiques, et qui montre que l’on peut être prisonnier de bien des façons.


LA CITATION

La nuit était tombée pour de bon. La musicienne allait-elle relever les yeux ? Arin en doutait – et puis les ombres du jardin dissimuleraient sa silhouette, de cela il était certain.
Il connaissait la loi qui gouverne toutes choses : quiconque se tient dans un endroit baigné de lumière ne peut voir ce qui se passe dans les ténèbres.

 

Publicités

2 réflexions sur “The Curse – Marie Rutkoski

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s